Vous avez un projet de création d’un hébergement touristique en Haute-Garonne…
Vous souhaitez obtenir le label,
mais vous vous posez certaines questions…
- A quoi correspond le label Gîtes de France® ?
- Quelles peuvent être les restrictions ?
- Qu'est ce qu'un gîte rural, une chambre
d'hôtes, une table d'hôtes ?
- Qu'est ce qu' un gîte d'étape ou un gîte de de séjour ?
Soucieux de répondre au mieux à vos attentes,
nous vous invitons à nous préciser votre projet.
Quels sont les principes généraux du label Gîtes de France ?
Les hébergements doivent se trouver dans un environnement rural
caractérisé, ce qui exclut les zones pavillonnaires et les lotissements. Les
hébergements Gîtes de France doivent en outre garantir l’absence de nuisances
auditives, olfactives ou visuelles à leurs clients, ce qui sous-entend
l’impossibilité d’implantation de tels équipements à proximité d’une voie
ferrée, d’une route à grande circulation, d’un aéroport, d’une usine…
Tout hébergement doit pouvoir bénéficier d’un espace extérieur (privatif
ou commun), venant en continuité de la pièce de vie. Deux cas de dérogations
sont envisagés pour les gîtes ruraux : les gîtes aménagés dans des villages de
montagne ou dans des villages classés.
Les gîtes ou les chambres d’hôtes comprenant un
nombre supérieur ou égal à 6 chambres sont soumis à la réglementation des
Etablissements de 5ème catégorie recevant du Public. A ce titre, ils doivent
obtenir du Service Départemental d’Incendie et de Secours l’autorisation
d’ouvrir leur structure, préalablement à l’agrément des Gîtes de France. C’est
aussi le cas des gîtes d’étape et de séjour, quelle que soit leur capacité
d’accueil et des gîtes d’enfants dont la capacité d’accueil dépasse 7 enfants.
Les travaux d’aménagement se trouvent alors renchéris du fait des contraintes
liées à la sécurité : matériaux ignifuges, détecteurs de fumée, portes
coupe-feu, issues de secours…
Le label Gîtes de France est exclusif de tout autre label ;
on ne peut trouver dans un même lieu un produit Gîtes de France côtoyant un
autre hébergement touristique adhérent d’une autre marque (Clévacances, B&B…)
ou ne répondant à aucun label. La seule dérogation admise concerne les gîtes
d’étape aménagés en zone de montagne qui peuvent, en parallèle, demander le
label Randonnée Pyrénéenne.
Les cafetiers, hôteliers et restaurateurs n’ont pas le droit
d’ouvrir des « chambre d’hôtes ». S’ils créent un gîte rural sur la commune où
ils exercent leur métier, ils devront obligatoirement en confier la gestion au
service de réservation départemental.
Le Relais des Gîtes de la Haute-Garonne est une association loi
1901, sans but lucratif. Les nouveaux adhérents doivent acquitter un droit
d’entrée, unique et non renouvelable, à l’ouverture de leur hébergement. A
partir de la première année de parution du gîte ou de la chambre d’hôtes dans
le catalogue départemental, une cotisation doit être versée au Relais. Ces
fonds sont en partie reversés à la Fédération Nationale, la part
départementale constituant le budget de promotion de l’association.
Pour information, en 2008 :
- Droit d’entrée : 115 € (unique et non renouvelable)
- Cotisation annuelle gîte : 98 € (76 € à partir du 2ème) - Cotisation annuelle chambres d’hôtes : 82 € (par structure) + 33,98 € par chambre
Quels sont les différents types d’hébergements en zone rurale ?
-le gîte rural
Il s’agit d’un logement touristique entièrement meublé et équipé,
situé dans une maison en espace rural, dans un bourg ou isolé, et destiné à
accueillir des familles pendant les vacances ou les week-ends (facultatif). Le
propriétaire ou son mandataire, par son accueil et sa disponibilité, contribue
au bon déroulement des séjours. Le gîte fait l’objet d’un classement en
étoiles dans le cadre de la réglementation des meublés de tourisme et d’un
classement en épis (signe de reconnaissance de la marque Gîtes de France®)
en fonction de la qualité de son environnement, du gros œuvre et de
l’aménagement intérieur. Les appartements en étage ne correspondent pas à la
définition du gîte rural, sauf cas particuliers. Il est à prévoir d’assurer le
ménage de la maison entre chaque client, ce qui sous-entend une personne
chargée de cet entretien (propriétaire ou employé) et éventuellement un budget
lié à cette contrainte.
-la chambre d’hôtes
C’est une formule d’accueil chez l’habitant, dans la maison du
propriétaire, exceptionnellement dans un bâtiment attenant. La prestation
s’entend à la nuitée et comprend l’hébergement et le service du
petit-déjeuner. Le propriétaire ne peut déléguer les temps forts de l’accueil
(arrivée et départ des clients, repas…) à une tierce personne. L’entretien des
chambres est assuré quotidiennement ; draps et linge de toilette sont bien sûr
fournis par le propriétaire. L’investissement personnel est donc, en terme de
disponibilité, beaucoup plus important que pour le gîte rural. Le classement
des chambres va de 1 à 4 épis.
-la table d’hôtes
Ce service est le prolongement de l’activité d’accueil en chambre
d’hôtes et ne peut être proposé qu’aux personnes dormant sur place. Il s’agit
de servir, en général le soir, un repas de type traditionnel à la table
familiale. Cette prestation est facultative. Elle n’exige pas de norme
d’aménagement particulière dans la cuisine du prestataire.
-les grands gîtes
Nous regroupons sous ce vocable les gîtes d’étape et gîtes de
séjour, qui correspondent à des formules d’accueil de grande capacité (entre
12 et 50 personnes). Les conditions normatives d’aménagement de ces deux types
de structures sont identiques (grande pièce de vie, cuisine, chambres
individuelles ou dortoirs, sanitaires privatifs ou collectifs) et les
classements peuvent aller de 1 à 3 épis. Les gîtes d’étape ont la
particularité de se situer sur des itinéraires de randonnée et sont loués à la
nuitée (le propriétaire vit sur place) ; les gîtes de séjour proposent des
activités (sportives ou culturelles) et privilégient davantage un accueil sur
plusieurs jours (le propriétaire vit sur place ou à proximité). Pour les
prestataires qui envisageraient de proposer des « repas » à leur clientèle,
c’est dans une cuisine professionnelle ou semi-professionnelle qu’ils devront
être préparés.
-les gîtes d’enfants
Ce sont des structures spécialisées dans l’accueil des enfants entre
6 et 13 ans, pour de petits séjours pendant les vacances scolaires, dans
l’habitation même des propriétaires. La capacité d’accueil maximale est de 11
enfants, y compris ceux de la famille d’accueil. Les diplômes requis dans ce
cadre sont d’une part le Brevet National de Premier Secours (BNPS) et le
Brevet d’Aptitude à la Fonction d’Animateur (BAFA). Ces gîtes doivent faire
l’objet d’un agrément de la DDASS et de Jeunesse et Sports avant toute
labellisation par les Gîtes de France. Un projet pédagogique structurant doit
être le fil de trame du séjour.
-Les Habitations Légères de Loisirs (HLL)
Ce sont des constructions en bois à usage locatif saisonnier,
démontables ou transportables et répondant aux critères de la Charte
Départementale de Qualité. Les Habitations Légères de Loisirs ne peuvent être
implantées que sur des campings classés au moins 2 étoiles, sur un parc
résidentiel de loisirs (présentant des structures d'accueil et d'animations)
ou sur un village de vacances.